Violences psychologiques

Les “manipulateurs destructeurs”, encore appelés, de façon  très réductrice,  “pervers narcissiques”, cachent des particularités insoupçonnées et très inquiétantes.

Le processus de manipulation destructrice dans la famille est un processus terriblement fréquent, insidieux, destructeur, qui fait des ravages tant au cours de la vie familiale qu’après la séparation, et qui pourtant, reste un processus encore très largement méconnu, notamment des professionnels intervenant sur la famille (magistrats et médiateurs dans les procédures de divorce, policiers et gendarmes dans le cadre des plaintes pour violence conjugale, psy lors des psychothérapies etc).

Les magistrats et les psy ne décelant pas l’existence d’un conjoint pathologique dans ces familles, donnent très fréquemment la garde des enfants, ou un droit de visite et d’hébergement au conjoint manipulateur destructeur, exposant ainsi les enfants à sa maltraitance insidieuse.

Ainsi, la victime se retrouve au banc des accusés, est ainsi survictimée, et les ravages se poursuivent bien au-delà de la séparation, et les crimes de rester impunis…

Le Docteur Geneviève Pagnard est psychiatre, criminologue. Elle explique parfaitement le processus de manipulation destructrice :

La manipulation destructrice (MD),  particulièrement fréquente, insidieuse et dévastatrice, est à l’origine de la plupart des cas de violence conjugale qui aboutissent à des situations dramatiques, telles que des guerres par procédures interposées, enlèvement d’enfant, emprisonnement, maladies potentiellement mortelles, suicides, voire meurtres.

Il s’agit d’une forme d’agression à la fois particulièrement dévastatrice et insidieuse, difficilement détectable par la victime et son entourage. Elle se développe dans le secret du huis clos familial, détruisant tout sur son passage tel un cyclone, pour se poursuivre de façon plus redoutable encore après la séparation, avec la caution involontaire des juges qui tombent dans le même piège enjôleur que ses victimes, lors des procédures en avalanche qui suivent la séparation, le  manipulateur destructeur (MD) se faisant passer pour la victime, abusant à leur tour les magistrats, experts, etc.

Les ravages provoqués par cette violence le plus souvent psychologique - la violence physique étant ici relativement ponctuelle - sont beaucoup plus profonds et dévastateurs que la violence physique, plus facile à détecter et à dénoncer.

Dans ces affaires judiciaires, le plus souvent complexes et d’apparence inextricable, les magistrats et les psy pensent fréquemment avoir affaire à “un simple conflit parental entraînant un conflit de loyauté chez les enfants”, faute d’avoir repéré qu’ils ont affaire en réalité, à une famille où l’un des parents est manipulateur destructeur, c’est-à-dire, ayant une personnalité pathologique. 

Devant les magistrats et les autres professionnels en charge de ces dossiers (psy, policiers, gendarmes, acteurs sociaux etc.), les manipulateurs destructeurs se font passer pour la victime, accusant le conjoint victime de ce qu’eux-mêmes font, portant plainte contre elle pour diffamation, plainte contre tous les témoins en faveur de la victime, plainte contre les médecins qui rédigent un certificat ou un signalement… De ce fait, les juges donnent fréquemment la résidence habituelle des enfants à ces parents qui cachent sous un masque lisse “sans reproche”, le despotisme machiavélique, la violence et autres comportements terriblement destructeurs qu’ils exercent dans le huis clos familial. La Justice ajoute ainsi une violence institutionnelle à la violence familiale, hautement préjudiciable au parent victime, mais aussi et surtout aux enfants qui continuent à être détruits, avec la bénédiction involontaire de la Justice.

En effet, grâce à la résidence habituelle des enfants ou au droit de visite et d’hébergement qui est fréquemment confiée aux parents agresseurs, ceux-ci vont ainsi continuer à détruire les enfants, sous les yeux d’une Justice pourtant attentive. Ils vont continuer à poursuivre le parent victime par une avalanche de procédures, toujours les mêmes d’un dossier à l’autre, embouteillant la justice qui tourne en rond entre les procédures chez le JAF, celles chez le juge pour enfants, ou le Procureur etc.

Les parents victimes sont alors parfois amenés à fuir avec les enfants pour les protéger de leur agresseur.

Le comportement stéréotypé des manipulateurs destructeurs les rend pourtant prévisibles…

Le profil des MD est particulier et fait partie du champ de la psychose (champ qui comprend notamment la paranoïa, la schizophrénie etc.).

Leur personnalité nécessiterait par ailleurs, un droit de visite simple dans un lieu neutre, en présence d’un professionnel formé à ce processus, afin d’éviter la poursuite de la destruction des enfants après la séparation. En effet, outre la violence quotidienne qu’ils exercent dans le huis clos familial, les manipulateurs agissent de façon chaotique, préjudiciable à la construction des enfants. On a peine à l’imaginer, lorsqu’on voit la façade lisse de ces agresseurs et lorsqu’on apprend qu’ils peuvent exercer des responsabilités professionnelles importantes, sauf lorsqu’ils exercent le fameux “harcèlement moral au travail” dont parle le Docteur M.F. Hirigoyen…

La manipulation destructrice (MD) se caractérise par l’emprise, le mensonge, et l’escroquerie financière. Elle se déroule en cinq phases :
°  Phase de séduction: au tout début de la relation « sentimentale », période« idyllique ».
°  Période insidieuse: où les mailles du filet vont se resserrer sur la victime, avec des critiques très insidieuses.
°  Période de la violence morale apparente: elle s’installe le plus souvent lors de la première maternité et comporte des réflexions désobligeantes, des reproches et des insultes de plus en plus fréquents, provoquant progressivement chez la victime, une perte de l’estime et de la confiance en soi et une culpabilité. Celle-ci est isolée de son entourage et souvent incitée sous différents prétextes à cesser son travail, ce qui va la rendre totalement tributaire de son agresseur. Le MD a un double visage, charmant à l’extérieur (se montrant excellent comédien), et, despotique dans le huis clos familial. Il se montre d’un égocentrisme forcené, passant d’une attitude de séduction à des colères, des bouderies sans raison. Il se fait sans cesse plaindre et se pose en victime. Il ment et organise une véritable escroquerie financière à l’insu de sa victime, développant sur son entourage une relation d’emprise et un « lavage de cerveau ».
L’inceste fait souvent partie du tableau.
°  Période de la violence paroxystique: lorsque la victime parle de séparation. Le tableau précédent devient cataclysmique, avec souvent violence physique associée, chantage au suicide, menaces de mort, et, menaces de prendre les enfants, de ne pas payer de pension alimentaire, de faire passer la victime pour folle, et de lui faire la guerre. Le viol peut faire partie du tableau, et, le MD peut aller jusqu’au crime.
°  Période suivant la séparation: pendant laquelle le processus de violence psychologique va se poursuivre dans les procédures de divorce, la guerre promise, par procédures interposées. Le MD présente une face lisse, au-dessus de tout soupçon aux professionnels judiciaires (police, magistrats etc.), se faisant passer pour la victime, accusant celle-ci de ce que lui-même fait. Il se sert de son droit de garde (résidence habituelle des enfants, ou, droit de visite et d’hébergement) pour continuer à détruire les enfants, à les dresser contre le parent victime et, pour se servir d’eux comme levier dans les procédures pour obtenir tous les avantages financiers possibles. Il continue à perpétrer l’inceste, bénéficiant d’une totale liberté d’action à chaque contact avec les enfants. L’incompréhension de la situation et du danger qu’encourent les enfants par la justice amène un certain nombre de victimes à fuir avec leurs enfants.
Le comportement des agresseurs est totalement stéréotypé induisant un comportement stéréotypé chez leurs victimes, dont les histoires sont toutes strictement superposables: les manipulateurs sont comme « clonés » les uns sur les autres.

Les répercussions sur les victimes (parents et enfants) sont graves, les enfants étant atteints indirectement par la violence dont ils sont témoins sur le parent victime, ou, directement, subissant eux-mêmes le même traitement que ce dernier : état anxio-dépressif, voire suicide, syndrome post-traumatique, troubles psychosomatiques divers, voire cancers, avec de plus chez les enfants, échec scolaire, violence scolaire et familiale etc.

 

Profil de la victime

Si l'on a l'impression que les pervers manipulateurs, pervers narcissiques ou manipulateurs destructeurs (chacun choisi le terme qu'il préfère) sont tous clonés les uns sur les autres avec un mode opératoire quasi identique (détruire sa proie en lui faisant perdre toute identité sociale par la perte de son emploi, son logement et la garde des enfants), l'on peut constater aussi que les victimes se ressemblent toutes aussi.

Les hommes comme les femmes sont autant victimes de ces tueurs psychologiques. Et oui la maltraitance psychologique n'est pas l'apanage des hommes bien au contraire. Mais hommes commes femmes, la proie favorite des pervers manipulateurs sont les personnes dites "surdoués" (lire et écouter Raymonde Hazan, Psychanalyste et conférencière spécialisée sur les personnes à haut potentiel).Le lien entre les enfants surdoués/adultes qu'ils sont devenus et les pervers manipulateurs a déjà été mis en évidence par de nombreux psys. Les victimes retrouvent ainsi quasi systématiquement ces points communs :

- Ils sont autodidactes : se sont en règle générale d'anciens enfants surdoués qui s'ignorent mis au ban de l'éducation nationale qui n'a pas su les révéler.

- Ils sont hypersensibles, généreux, avec une certaine propension à la culpabilité.

- Ils réussissent assez brillemment dans tous les domaines qu'ils touchent même s'ils ne sont pas diplômés.

- Ils sont socialement bien intégrés, ont le sens de l'humour, sont assez "cool".

 

Les enfants nés de ce couple hériteront des capacités intellectuelles du parent surdoué, et de tout ce qui va avec : l'hypersensibilité, la difficulté d'intégration scolaire etc...

Et c'est a ce titre que les professionnels de la protection de l'enfance vont complètement passer à côté du point le plus important. Ils vont alors accuser le parent victime de créer des troubles psychologiques chez l'enfant, alors que la surdouance n'est pas un trouble psychologique mais neurologique (c'est un fonctionnement cérébral qui ne peut se changer). C'est donc à cause de leur manque de connaissance dans le domaine qu'ils demanderont à retirer les enfants au parent victime pour le placer soit chez le bourreau (qui lui cache ses troubles psychiatriques) ou en institution. Mais comme les enfants sont hypersensibles, les professionnels signent à ce moment là l'arrêt de mort des enfants qui développeront de graves séquelles psychologiques.

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