Heureusement, les services sociaux savent aussi faire un excellent travail

Je m'appelle Béatrice, j'ai 40 ans et je suis la maman de 2 filles de 14 et 8 ans. Ma cadette souffre d'un handicap.

Quand mon ex compagnon m'a quittée pour refaire sa vie avec une autre femme, je me suis retrouvée seule avec mes filles et seule face au handicap de ma plus jeune. Par chance j'avais à mes côtés la créatrice "des Abs des services sociaux" (qui était ma voisine et une amie aujourd'hui) qui m'épaulait beaucoup. Je suivais à l'époque une formation de prothésite dentaire que j'ai été obligée d'abandonner à 2 mois de mon examen, alors que j'avais réussi mon 1er module pour pouvoir assurer les hospitalisations de jour de ma plus jeune fille. De plus, l'assistante maternelle qui devait garder mes filles pendant que je travaillais, cenait de se faire retirer abusivement son agrément par la PMI.

J'ai donc arrêté de travailler mais gérer mes 2 filles + le handicap a été très difficile pour moi. Je suis donc tombée en dépression et ai été hospitalisée pendant 2 mois en maison de repos. Le père de mes filles n'a pas daigné s'en occuper pendant mon hospitalisation. J'ai donc décidé, sur ma demande auprès de mon assistante sociale de secteur épaulée de ma conseillère en économie sociale et familiale de faire placer mes filles en famille d'accueil relais. Ce qui a été fait. Mais je voulais bien sûr pouvoir les retrouver dès ma sortie. 

Après 2 mois d'hospitalisation j'ai pu retrouver mes filles. Et par chance, elles ont pu vivre dans la même famille d'accueil pendant ces 2 mois, qui était formidable. 

Je remercie donc mon assistante sociale et ma conseillère ESF, d'avoir toujours été très honnête envers moi. Aujourd'hui je remonte petit à petit la pente, et même si mes finances ont été réduites de 60%, mes filles sont restées avec moi. 

Je reconnais cependant, que si l'agrément de l'assistante maternelle ne lui avait pas été retiré abusivement, j'aurais eu une nounou pour faire garder mes filles, je n'aurais donc pas quitté ma formation. J'aurais passé mon diplôme, ne serait certainement pas tombée en dépression et j'aurais des moyens plus confortables pour vivre, et ne serait pas aujourd'hui aux crochets de la société et aux frais du contribuable. 

Mais j'avoue avoir la chance d'avoir une assistante sociale et une conseillère ESF excellentes. Ils ne sont donc pas tous menteurs et manipulateurs.

Les services sociaux, j'ai pu en goûter indirectement le pire, mais j'ai aussi pu en savourer le meilleur. Et mes enfants aussi. 

J'espère pouvoir vous redonner l'espoir de croiser un jour sur votre chemin, comme moi, des travailleurs sociaux qui ont une conscience professionnelle

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